Directeur de succursale, une profession exigeante mais gratifiante | Salesrep.ca

Directeur de succursale, une profession exigeante mais gratifiante

Interview de Sylvain Gionet, directeur de succursale pour Lumen

Sylvain Gionet est Directeur de succursale pour Lumen, distributeur de produits électriques. Avec 10 représentants à sa charge, il maintient un rythme de travail exigeant. Sylvain n’a connu que deux employeurs en 23 ans, et pour cause, son métier lui plait, le secteur aussi.

Expliquez-nous votre travail…

Je suis directeur de la succursale Lumen de Pointe Claire. Un tiers de mes tâches consistent à vérifier que les opérations sont bien faites : contrôler les entrées et les sorties de matériel, les bons de commande, les bons d’achats… Les deux tiers restants sont dédiés au suivi des ventes, à la mise en place d’un plan d’affaires, au coaching et au management des équipes, à la gestion du personnel.

Quel a été votre parcous pour arriver à ce poste ?

Après ma formation académique, j’ai visité plusieurs secteurs dont l’automobile et les transports. Mais j’ai vraiment trouvé ma voie dans la vente de distribution électrique que j’ai rejointe en 1986. J’ai commencé chez Union Electric, qui m’a permis de me former à ce secteur. Je suis entré chez Lumen en 1989 où je me suis occupé des ventes internes pendant 3 ans. J’ai ensuite évolué vers le métier de représentant.

J’ai pu découvrir et développer mes talents dans ce domaine. Au fur et à mesure, j’assistais de plus en plus la direction dans la gestion de la succursale. Je suis devenu moi-même directeur de succursale en juillet 1999.

J’espère pouvoir évoluer ensuite vers les postes de directeur régional des ventes, puis directeur des ventes industrielles.

Quels sont les avantages et les contraintes de votre fonction ?

L’avantage, c’est la liberté de pouvoir analyser des situations et de prendre des décisions. Plus on a de compétences, plus on a de responsabilités. C’est un métier très stimulant, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Les possibilités d’évolution sont également importantes. Et, bien sûr, on est très bien rémunéré.

Par contre, il faut être sûr de soi. Il y a une pression constante, on a des résultats à donner. Et puis, il faut être constamment au courant de ce qu’il se passe, il faut avoir tous les plannings et les budgets en tête, aussi bien à court terme qu’à long terme. On est garant de ses représentants, or ces professionnels de la vente ont souvent une personnalité forte qu’il faut savoir gérer.

Comment recrutez-vous vos représentants ?

Nous avons plusieurs façons de recruter un représentant :

Tout d’abord, nous privilégions le recrutement en interne : un vendeur interne qui évolue, par exemple, vers un poste de vente externe. Ou bien, une autre succursale qui nous envoie un candidat répondant aux exigences du poste.

Le recrutement peut aussi se faire par référence : un fournisseur nous donne les références d’un de ses salariés.

Enfin, en dernier recours, nous recrutons un candidat par voie externe. Mais il ne connaîtra pas forcément nos produits, notre marché, c’est plus difficile et plus long.

Quels conseils donneriez-vous aux candidats ?

Il est important de se sentir bien. Il ne faut pas rester à un poste uniquement à cause des avantages, de la situation géographique, ou parce que le nom de la société fait bien sur un CV. Si l’environnement est négatif, il ne faut pas rester, quitte à faire des sacrifices.

On doit aussi savoir s’adapter au marché, aux produits, aux habitudes d’achats.

Enfin, il ne faut pas hésiter à suivre des formations, elles sont toujours les bienvenues. Pour ceux qui ont de l’ambition, elles sont un bagage précieux pour la suite.

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